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La municipalisation de la police à Orizaba, 1820-1834

À partir du printemps 1808, un grand bouleversement eut lieu dans l’Empire hispanique entier. Nous devons peut-être rappeler qu’après une série de conflits au sein de la famille royale, les Bourbons furent obligés d’abdiquer en faveur de l’empereur Napoléon. Celui-ci, après un court interrègne, désigna son frère Joseph comme le nouveau roi d’Espagne et des Indes. Mais les abdications furent tout de suite considérées comme illégitimes et les acteurs politiques de tout l’Empire durent affronter la difficile entreprise de construction d’une nouvelle légitimité. Ce fut dans le cadre de cette recherche du renouvellement de l’organisation politique qu’eut lieu la réunion des Cortes de la monarchie en 1810, devenue une véritable assemblée révolutionnaire, dont le résultat fut la rédaction de la Constitution de la monarchie de 1812, dite de Cadix.

La crise de l’autorité centrale de la monarchie déclencha simultanémment, la « réassomption » de la souveraineté de la part des républiques urbaines, processus à la fois modéré mais aussi légitimé et légalisé par les Cortes à travers les articles constitutionnels concernant la nouvelle organisation provinciale et municipale et les instructions du gouvernement « politico-économique » des populations. Les municipalités se virent alors attribuer des facultés plus amples dans des domaines tels que la justice, attribut fondamental de la souveraineté dans le monde hispanique, la perception des impôts, le recrutement des milices, l’organisation des écoles, l’administration des marchés, la réparation des chemins, etc. En outre, la police municipale s’étendit aussi sur les domaines traditionnels des corporations religieuses comme la charité, ou pour mieux dire la bienfaisance, car ce fut dans cette nouvelle perspective que les municipalités durent s’occuper des hôpitaux, des hospices, et des établissements similaires. Nous pouvons observer ces transformations dans la rélation des corporations religieuses avec la municipalité de la ville d’Orizaba entre 1820 et 1834.

Les cas les plus évidents furent ceux des hôpitaux de la ville, celui de l’Immaculée Conception, des religieux juaninos, et celui des femmes de Saint-Joseph-de-Grâce. Les comptes rendus des procès verbaux de la municipalité nous montrent que depuis 1820, les deux corporations étaient surveillées par les édiles, devant lesquels les supérieurs devaient désormais présenter leurs comptes afin de compléter leurs budgets avec les fonds municipaux. La municipalité introduisit ainsi dans ces corporations charitables l’exigence de l’efficacité dans l’attention des malades, jusqu’alors reçus selon les possibilités des rentes des hôpitaux. En outre, même s’il n’y avait pas de mention explicite de la garde du culte catholique parmi les facultés renforcées des municipalités, elles se montrèrent de plus en plus soucieuses à ce sujet. À partir de 1821, la municipalité de la ville d’Orizaba s’occupa par exemple de surveiller plus étroitement l’organisation des missions des franciscains. Les exercices de piété qui recevaient auparavant les éloges des autorités étaient désormais considérés avec un certain mépris. On craignait alors « les offenses à Dieu » faites pendant les processions nocturnes et on essaya conséquemment de les interdire.

Dans les municipalités renforcées dans leurs attributions, on retrouve après l’indépendance des groupes parfois très enthousiastes que l’on peut appeler ilustrados, c’est-à-dire « éclairés ». Il s’agissait de groupes issus des élites locales dont la volonté de moderniser la vie des villes, d’introduire « les lumières du siècle » comme on disait à l’époque, était plus que manifeste . La ville d’Orizaba fut témoin de l’essor d’un groupe d’édiles qui répondait à ces caractéristiques entre 1825 et 1826. Dans la municipalité de cette période, on retrouve un ensemble de personnalités assez hétérogène : il y avait seulement trois membres des familles des échevins de l’Ancien Régime, ainsi que trois des Indiens dits « principaux » ; à leurs côtés, plusieurs cultivateurs de tabac, des officiers des milices formés pendant la guerre d’indépendance, des avocats et des personnages nouveaux sur lesquels nous ne possédons pas de données précises. C’est parmi les membres issus de l’élite que l’on retrouve la minorité très active d’« éclairés », huit au moins parmi la trentaine d’édiles de la période 1825-1826.

Ces édiles « éclairés » étendirent aussi leur tutelle aux corporations religieuses, desquelles ils exigèrent une contribution à l’utilité publique de manières nouvelles. Il y eut des actes de contrôle, tels que la surveillance contre les abus du casuel ou les visites des hôpitaux, si nombreux que le recteur de celui des femmes dut déposer plainte en avril 1826. Au sujet de ces établissements, la municipalité continua les efforts commencés auparavant pour transformer la charité en bienfaisance avec l’attention systématique portée à tous les malades. Ils agirent sous des principes semblables lorsqu’ils reçurent la pétition d’ouvrir un couvent de Carmélites : ils demandèrent aux religieuses de changer leur règle strictement contemplative pour s’occuper de l’éducation de jeunes filles, car « aucune utilité ne résulte à la population avec un établissement de religieuses utiles seulement à elles-mêmes ». Dans un cadre plus traditionnel, ils attendaient aussi des religieux carmes et franciscains qu’ils détournent leur règle pour contribuer à légitimer la corporation à travers leur participation aux processions organisées par la municipalité, notamment la Fête Dieu.

Toutefois, la municipalité pouvait aussi protéger certaines corporations. Lorsqu’en 1827 le Congrès fédéral du Mexique, sous l’emprise des libéraux les plus radicaux, ordonna l’expulsion de tous les Espagnols, y compris l’expulsion explicite des religieux, les missionnaires apostoliques du Collège de Saint-Joseph-de-Grâce d’Orizaba furent en danger. Alors, la municipalité accepta d’envoyer une demande au président de la république. Les édiles insistèrent sur l’utilité des religieux pour l’ensemble des habitants de la ville puisqu’ils avaient toujours travaillé « pour le bien des âmes et des habitants d’Orizaba », et puisqu’ils avaient apporté un motif d’admiration « d’une vie pacifique et exemplaire ». Les habitants de la ville rédigèrent aussi une demande conjointe à celle de la municipalité, dans laquelle ils se montrèrent plus enthousiastes. Les missionnaires, affirmèrent-ils, étaient le soutien de l’ordre de la communauté : « ils constituent le frein des habitudes de la population, ils tiennent dans leur orbite le père de famille, l’épouse et le fils ». « Leur vie exemplaire », reprirent-ils, était aussi un motif d’édification.

Il ne s’agissait toutefois que d’arguments déjà connus depuis le XVIIIe siècle, d’après lesquels les religieux travaillaient pour le bon ordre de la république. Les habitants d’Orizaba, et la municipalité en tête, répondirent ainsi aux libéraux qui dénonçaient les corporations comme étant inutiles voire dangereuses, avec les arguments renouvellés de l’utilité publique traditionnelle. D’après cette perspective, il était possible de les contrôler et même de leur assigner de nouvelles finalités, toujours sous la surveillance de la police municipale. La municipalité devenait ainsi la nouvelle souveraine de l’espace public urbain.

Navidades profanas o sagradas

Las fiestas de la Natividad constituyen sin duda uno de los festejos más importantes del mundo católico; sin embargo, conocer con detalle lo que tenía en lugar antaño en ellos, no es necesariamente fácil. Si bien los libros litúrgicos nos dejan ver la parte más formal de la celebración, se sabe bien que en la Nochebuena tenía lugar una abundante paraliturgia, que congregaba a numerosos fieles: los maitines, los villancicos, el reparto de alimentos, las danzas incluso, tenían lugar en los atrios de las iglesias, mezclando la alegría sagrada de la Encarnación con otras más profanas. Una mezcla que un buen número de autoridades civiles y religiosas, no siempre estuvo dispuesta a tolerar. Aquí, justamente, un par de testimonios de la forma en que esas navidades profanas y sagradas tenían lugar a finales del siglo XVIII y principios del siglo XIX. El priero viene en voz ni más ni menos que del Arzobispo de México en persona, Francisco Xavier Lizana y Beaumont. Trascribo aquí simplemente unos fragmentos de su edicto del 15 de diciembre de 1803, en que abordó el problema de la celebración de la Navidad. Obviamente, el prelado se ocupa de describir exclusivamente para prohibir, con lo cual se nos escapan muchos detalles. Destaquemos en todo caso la sensibilidad de este príncipe de la Iglesia, especialmente preocupada por la sacralidad de la fiesta y del templo: para él, algunos de los tradicionales instrumentos musicales que se tocaban para mayor exaltar el gozo de la fiesta se habían convertido en “propios de fiestas de gentiles” y el canto en lengua vulgar, como profano, debía dejar paso al latín. Quien desee leer el edicto completo puede hacerlo en la Hemeroteca Digital de España.

Pero no sólo los clérigos de esta época se manifestaban por separar lo sagrado y lo profano. Entre algunos seglares, hombres de las élites, no necesariamente políticas sino también intelectuales, los había con una sensibilidad semejante. Uno de ellos es un personaje conocido y a la vez desconocido de nuestra historiografía, pues escribió casi siempre bajo seudónimo: Francisco Sosa/Antonio Gómez, autor de una larga lista de “representaciones”, como se decía en la época, que entre otros temas tratan el de las celebraciones religiosas. Como vemos más abajo, tomando la pluma en enero de 1804 bajo el nombre de Antonio Gómez, se dirigió al Consejo de Indias para denunciar el incumplimiento del edicto del arzobispo Lizana. Él también se escandalizaba de la profanación de una Noche Santa con la venta de bebidas alcohólicas en los en apariencia inocentes “puestos de Nochebuena”, no menos que denunciaba la música y el ruido que imperaba en los atrios y plazas de las iglesias.

Hasta donde sabemos no hubo, al menos hasta el final del régimen virreinal, un esfuerzo más radical por imponer la separación de ambas esferas en materias festivas, por lo que podemos suponer que, incluso después de esa fecha, los clérigos y devotos más sensibles debieron seguir tolerando algunos de estos “escándalos”. En cualquier caso, constituyen ambos testimonios una prueba de que la fiesta, incluso la más sagrada, podía siempre mezclarse con diversiones profanas.

Gazeta de México, tomo XI, núm. 49, viernes 16 de diciembre de 1803, p. 401.

…habiendo llegado a nuestra noticia los desórdenes que reinan en este nuestro arzobispado, así en la única noche de todo el año en que por los motivos más poderosos y circunstancias más recomendables continúa la Santa Iglesia la costumbre de juntar en el templo a los adoradores fieles, como en los días que preceden al Nacimiento del Señor, y se solemnizan con las Misas llamadas de Aguinaldo; renovando cuanto sobre este particular dispuso y decretó nuestro antecesor de buena memoria el Excelentísimo e Ilustrísimo Sr. D. Alonso Núñez de Haro y Peralta, mandamos que en ninguna iglesia, aunque sea de regulares, se dé principio a las Misas de Aguinaldo hasta que haya amanecido claramente la luz del día, y que si, o por la distribución de horas y observancia de la regla que profesan, o por cualquiera otro motivo, se hubieren de comenzar antes de dicha hora, no se abra la puerta del templo, ni se permita entrar a persona alguna; que en las iglesias de religiosos y religiosas en que estas misas se celebren de día, no se toquen ni en ellas ni en los coros, pitos, sonajas u otros instrumentos propios de fiestas de gentiles, que tributan culto diabólico a sus falsos ídolos; que no se cante cosa alguna en idioma vulgar; y que no se echen desde los coros dulces, bizcochos, aleluyas ni cosa alguna, sino antes bien se guarde todo el respeto, decoro, silencio y santidad que corresponde a la Casa de Dios; y finalmente, que a excepción de nuestra Santa Iglesia Metropolitana, en ninguna otra secular ni regular, se abran las puertas en la noche del veinte y cuatro al veinte y cinco de diciembre.

¿Queréis acaso renovar las festividades solemnizadas antiguamente por los idólatras con licenciosos juegos en honor de Jano y de Estrenia? ¿No sabéis que de estas infames diversiones se han derivado entre los cristianos los excesos profanos de las estrenas o aguinaldos? ¿Ignoráis las severas prohibiciones de los Concilios antiguos y las providencias de algunas iglesias, que para impedir semejante detestable práctica prolongaban el ayuno, las oraciones y la hora del alimento? ¿Qué es lo que pretendéis? ¿que la disposición sensual y carnal, cuando menos mundana y tumultuesa, ponga obstáculos al nacimiento de Cristo en nuestros corazones y a que reine en nosotros por su gracia?

AGI, México, 2688. Representación de Antonio Gómez, México, 27 de enero de 1804.
…sin embargo de la prohibición que contiene el edicto de que no se abrieran las puertas y no entrase persona alguna, abrieron aunque no de par en par la puerta, pero ya viene la tía, sobrina, prima o hermana del padre prior, sacristán, la tocó pues, ábrasele el postigo o la puerta excusada del convento, de modo que así en estos dos conventos como en algunos de monjas hubo sus familias convidadas que entraron a la misa de gallo, como vulgarmente se nomina, otro de los motivos que no se consiguió el total cumplimiento fue, por la ninguna vigilancia del magistrado secular, pues si se hubiera dado orden que se persiguiese a las gentes, que sin embargo de estar ya entendidas no se habían de abrir las puertas, fuesen a esperar y a tocar las puertas de las iglesias y sus cementerios, como lo hicieron tocando con palos, piedras y tratando hasta de forzar las puertas de los templos, permitiendo asimismo el magistrado secular el que se queden abiertos los puestos que denominan de nochebuena, los que aunque en ellos públicamente no se vende sino dulces, pero piadamente [sic] se expende aguardiente, vino, etc., y así de qué sirve que a las nueve de la noche se cierren las tabernas y vinaterías públicas, si quedan las ocultas o paliadas.

[…] que haga publicar bando para que en la noche del 24 al 25 de diciembre los puestos de Nochebuena se apaguen a las nueve de la noche, que no haya músicas, bailes ni escándalos en las plazas y cementerios, que se prevenga al ilustrísimo señor arzobispo, repita su edicto con inserción de la citada ley y de la real cédula en que V.M. tuviere a bien confirmarlo, para la inteligencia de los regulares de ambos sexos, con especialidad que se impongan penas con acuerdo de la real sala y su fiscal, a los que fueren a tocar las puertas de los templos y se hayaren en los cementerios, duplicándose las rondas y patrullas en semejante noche.

Jesu redemptor omnium

La Navidad ha llegado y que mejor que una entrada musical para celebrarla. Aquí, muy brevemente, uno de los himnos principales que aparecen en el Ritual Romano desde el siglo XVI al menos, para esta fiesta: Jesu Redemptor Omnium. Lamentablemente no he podido encontrarlo en ninguna versión de autores novohispanos, por lo que presento aquí una versión moderna, con el primer y último fragmentos, interpretada por la Schola de la Capilla de Hofburg en Viena. Más abajo aparece la versión completa, en una página de un Breviario impreso en Roma en 1632, tomado de Google Libros.

Clero, religión e independencia

clero_nueva_espanaAna Carolina Ibarra, El clero de la Nueva España durante el proceso de independencia, 1808-1821. México, Universidad Nacional Autónoma de México, 2010, 127 pp.

La doctora Ana Carolina Ibarra, especialista ya consolidada del tema de la participación del clero en la guerra de 1810, en particular en el sur novohispano, en Oaxaca, nos ofrece en esta breve obra una compilación de cinco de sus ponencias y artículos ya publicados entre 2006 y 2009. En ese sentido no es estrictamente hablando una obra original; tiene en cambio la virtud de abordar, a veces desde posiciones muy clásicas, diversas facetas de interés de esa problemática, que permitirán a un lector novel introducirse en ella.

Siguiendo estrechamente los pasos de obras como las de Nancy Farriss (Clero y corona en el México colonial, 1995) y David Brading (Una Iglesia asediada, 1994), para la profesora Ibarra la participación del clero en la guerra se explica en buena medida por las reformas borbónicas. Tal es una de una de las ideas más repetidas en esta compilación: habría sido el cuestionamiento del fuero personal de los eclesiásticos por parte de la Corona, pero también su intento de apoderarse de bienes de la Iglesia, con la consolidación de vales reales de 1804, los factores fundamentales para la participación del clero en el bando insurgente del conflicto. Si bien en los textos retomados falta acaso una argumentación más clara y evidente de esa relación, sobre todo para el propio año de 1810, es un tema que llevó a la autora a examinar de cerca las justificaciones dadas por los propios clérigos insurgentes sobre su particular acción. Dos de los cinco textos incluidos tratan justamente de esta materia. Sin dejar de lado, cabe destacarlo, al clero realista y a la “mayoría neutral” (esta última retomada especialmente a partir de la obra de William B. Taylor), examina las declaraciones dadas en la prensa y ante las propias autoridades realistas en los procesos de algunos clérigos insurgentes.

La recuperación de ese pensamiento hace resaltar su diversidad y sus ambigüedades, reintroduciendo además el tema de las preocupaciones religiosas de los clérigos, en una historiografía que tradicionalmente tiende a secularizarlos en más de un sentido. La autora nos muestra así en varios de los textos, tanto la ya bien conocida fidelidad católica de los clérigos insurgentes, como algunas de sus ideas “heterodoxas”, que relaciona con los “-ismos” más importantes del catolicismo de la época, como el “richerismo” y el “galicanismo”. En ese sentido, son de particular interés su análisis de los “artículos doctrinales” publicados por la prensa insurgente y del “Reglamento Eclesiástico Mexicano” de 1817, no menos que las discusiones en torno a la creación de una vicaría castrense, en los cuales la autora lee la cercanía del clero insurgente novohispano con aquellos grandes movimientos europeos. Paradójicamente, se advierte una crítica importante al regalismo de los Borbones, a partir de posiciones “jansenizantes”. Hay en todo ello cierto eco de una idea ya explorada por la historiografía del jansenismo hace algunas décadas: la posibilidad de integrar esta participación clerical en los amplios debates eclesiológicos de la época.

Cabe decirlo también, la profesora Ibarra no deja de lado al clero realista y la diversidad de su pensamiento, sirviéndose para ello especialmente de los sermones predicados en tiempo de la crisis de 1808, que trata en el primero de los artículos recopilados. Entre insurgentes y realistas podía incluso haber preocupaciones comunes. El último de los textos trata justamente de un tema fundamental que parecieran haber abordado ambos bandos del conflicto y últimamente los trigarantes, todos por igual: la idea de la defensa de los privilegios clericales. En ese sentido, la autora postula que la indepdencia en 1821 habría sido menos “reaccionaria” de lo que suele pensarse, pues no habría sino aglutinado a actores diversos en torno a una causa que se estimaba común para todos y que la insurgencia misma ya había reivindicado, como era la inmunidad clerical.

Sin embargo, los pasajes más interesantes de la obra son, sin duda, aquéllos en que la autora busca de las fuentes de la “heterodoxia” insurgente a través del tema de la formación intelectual del clero, en concreto con un caso: el del párroco de Río Hondo, Manuel Sabino Crespo. Este personaje, participante de las discusiones sobre la vicaría castrense, se convierte casi en un pretexto para analizar con detalle el nivel intelectual de los párrocos del sur, los libros a su alcance y en general el ambiente intelectual de una ciudad episcopal modesta como era Oaxaca.
En este punto, no podemos sino subrayar la capacidad de la autora para seguir trayectorias vitales. Lejos de aparecer como un grupo indiferenciado, se aprecian con detalle trayectorias específicas entre el clero insurgente, como las de los canónigos Velasco y San Martín, o de párrocos como Crespo. Ello no evita, claro, que la autora haya también analizado las cifras de la participación clerical y presentado sus propias apreciaciones, en un conteo de ya larga tradición en la historiografía mexicanista.

Destaquemos en fin que la obra es particularmente didáctica. El neófito en estas materias agradecerá sin duda que, el primer artículo  proporcione una presentación general de la vida eclesiástica novohispana hasta el momento de la llegada de la noticia de las abdicaciones de Bayona. Ya lo decíamos, el artículo dedicado al padre Crespo abunda en cambio en el tema de la formación clerical.

En suma pues, en estos cinco artículos de la doctora Ibarra, lo mismo el lector novel que el investigador encontrarán un análisis interesante de la relación entre el clero y la independencia de México.

Coloquio Clemente de Jesús Munguía y el Liberalismo mexicano

Hace poco más de un mes, los pasados días 6 y 7 de noviembre tuvo lugar en el Auditorio de la Universidad Pontificia de México el Coloquio “Clemente de Jesús Munguía y el liberalismo mexicano”, encabezado por los doctores Juan Carlos Casas García, director del Departamento de Historia Eclesiástica de dicha Universidad, y Pablo Mijangos y González, investigador de la División de Historia del Centro de Investigación y Docencia Económicas. Se presentaron una conferencia magistral, a cargo del Dr. Jean Meyer, y 16 ponencias de profesores de la UNAM, El Colegio de México, el CIDE, la Universidad Autónoma Metropolitana, la Universidad Panamericana, entre otras instituciones. La reunión se destacó por la notable calidad de las intervenciones, la amplitud de temáticas y la originalidad de los planteamientos, abordando todas las aristas posibles de la personalidad del controvertido prelado michoacano del siglo XIX. Por todo ello es de especial interés que la Universidad Pontificia haya subido a su canal institucional en Youtube tanto la conferencia del doctor Meyer como las mesas de ponencias, que inserto a continuación como una modesta contribución para darlo a conocer.

Mañanitas y serenatas a la Inmaculada

Acaba de pasar la fiesta de la Inmaculada Concepción, advocación particularmente querida en todo el mundo hispánico, aunque no siempre celebrada bajo el mismo nombre. Sin duda, cada región donde existe una imagen de ella la celebra con prácticas particulares, pero si hay una que es frecuente en nuestros días es la de llevarle serenata a la medianoche del 8 de diciembre. Aquí dos ejemplos, uno español y otro mexicano. De allende el Atlántico, la Tuna de la Facultad de Medicina de la Universidad de Sevilla ante la Virgen del Postigo en 2012, imagen que se encuentra en una pequeña capilla del Postigo del Aceite de la antigua muralla de esa ciudad. Y de aquende, las mañanitas a Nuestra Señora de San Juan de los Lagos en su Catedral Basílica. Tuna universitaria en un caso, mariachi y otros conjuntos en el otro; música en las calles en Sevilla y música literalmente en la capilla mayor de la iglesia en San Juan, según las sensibilidades de cada región sobre el escenario pertinente para la celebración. Pero sin duda música y canto, a veces compuestos ex profeso en uno y otro punto. Las variaciones y las semejanzas llegana a la imagen: de tamaño natural la del Postigo como es la Inmaculada en la mayor parte de la Península, y pequeña en cambio en los Altos de Jalisco como en la mayor parte de México. Pero en uno y otro caso, imágenes vestidas con la mejores galas, coronadas y adornadas con preciosas joyas. Sería sin duda interesante llevar más lejos la comparación entre ambos continentes, hacia la historia de las sociabilidades en torno a los cultos, de las sensibilidades, de las apropiaciones clericales y populares, y un amplio etcétera, que ayudan a dar cuenta de hasta qué punto el catolicismo americano y europeo tienen mucho más en común de lo que a primera vista podría pensarse.

Antonio Gómez vs. luces, danzas y fuegos artificiales, 1804

En estos días el cielo nocturno de  Lagos de Moreno se ilumina con frecuencia con los fuegos artificiales de las fiestas patronales más diversas, las de San Francisco Xavier y las de Inmaculada Concepción en el pueblo de Moya, por ejemplo. Con ese motivo, me pareció oportuno continuar la presentación de un documento del que he tomado fragmentos en otras dos ocasiones: la extensa representación al rey firmada bajo el seudónimo de Antonio Gómez en la Ciudad de México, el 27 de enero de 1804. No creo que sea necesario repetir aquí los datos que ya he citado a manera de introducción en esas entradas, por lo que paso directamente a presentar este fragmento, en que Gómez (o Francisco Sosa, como también firmaba), denuncia algunos puntos de las fiestas patronales de la época: las iluminaciones, las danzas y los fuegos artificiales. Buen hijo del catolicismo ilustrado, el autor critica los excesos festivos del culto, en primer lugar (aunque este punto concreto no se aprecia tanto aquí) por ser “profanaciones” de lo sagrado, que juzgaba necesario proteger tanto por la autoridad eclesiástica como por la civil. Esa profanación lo es ante todo del orden moral: la fiesta es propicia para los pecados más vergonzosos, protegidos por la oscuridad nocturna. A ese tema estrictamente religioso se suman dos inquietudes: en primer lugar la producción, pues las prácticas festivan distraen a la gente del trabajo, denuncia que es bastante directa y que antecede lo que unos años más tarde dirá la prensa liberal en el sentido de que la mejor manera de rendir honor a Dios es el trabajo honrado. Segundo, el monopolio de la autoridad civil en el control de las manifestaciones festividades: éstas, son legítimas sólo cuando están destinadas a exaltar a la Corona, y cuando sus representantes encabezan sus manifestaciones, de manera bien ordenada. Dejemos pues la palabra a Antonio Gómez o Francisco Sosa.

AGI, México, 2688. Representación de Antonio Gómez, México, 27 de enero de 1804.

Segundo punto: éste se reduce a hacer ver a V.M. que los mismos desórdenes por que se han quitado en el edicto los maitines de la Natividad a puerta abierta, militan para que se mande así al arzobispo en cuanto a que no se abran las iglesias, como al virrey para que no permita las iluminaciones, vítores y danzas que en esta capital hay en las festividades de los santos fundadores de las religiones de ambos sexos, y patronos de las iglesias, como son Santo Domingo, San Francisco, San Agustín, San Lorenzo, San Bernardo, San Gerónimo y otros, como también ciertas danzas de moros, cristianos y cautivos; que en las festividades de las advocaciones de la Santísima Virgen de la Merced, Loreto, el Carmen, San Juan de Dios y otras que acostumbran celebrar la gente de la plebe, como son algunos españoles, mulatos, negros, lobos y otras castas que aquí se componen los artesanos y jornaleros, cuyas danzas no se reducen a otra cosa que a no trabajar por ocho o más días en sus talleres de carpintero, herrero, sastre, etc. a embriagarse y a pretexto de dar culto con estas danzas a los santos, sacar unas máscaras por la ciudad y barrios con instrumentos músicos de tambores, pitos, gitarras, o vihuelas, violines, etc., y a volver a suscitar en estos días aquellas antiguas máscaras del carnaval o carnestolendas, aconteciendo lo mismo en las festividades de los Dolores y el Rosario que se celebran la primera en una dominica de septiembre y la segunda en la dominica primera de octubre, los desórdenes que hay en estas fiestas de maitines nocturnos, de embriagueces, fornicaciones, muertes, robos y otra infinidad de crímenes y maldades no basta la elocuencia de un San Juan Crisóstomo para ponderarlas. Esas fiestas del Hornillo, a Nuestra Señora de Guadalupe, la de Necatitlán a la del Rosario, la de los meleros que llaman la de los baratilleros y los jugadores de la pelota son un exceso de crímenes y maldades, y aunque para que no se quiten se alegará la real orden copiada entre las providencias de gobierno recopiladas por el señor Montemayor y Beleña en el primer tomo de los Autos acordados, providencia número 343, comprendida en el índice bajo la palabra Fuegos Artificiales, por la que con fecha de 5 de abril de 1781 comunicó a estos dominios el excelentísimo señor don José de Gálvez, suplico a V.M. que en cuanto a que no se tiren cohetes a mano, en cuanto a que no haya cámaras o pedreritos en las puertas de las iglesias y funciones ya por las desgracias que causan, ya porque descomponen los cimientos de las casas, los empedrados de las calles y bóvedas de las iglesias, como también por espantarse las mulas de coches que están a las puertas de los atrios o cementerios, por lo que suplico que en esta parte se derogue como también en que no haya fuegos artificiales de noche, excepto los que V.M. tiene mandado se hagan en honor de la Santa Bula de Cruzada.

Por tanto: suplico rendidamente a V.M. se sirva prevenir a los señores virrey y arzobispo cada uno en la parte que le toca hagan publicar el uno por edicto y el otro por bando que en las festividades de los fundadores de religiones y patronos de todas las iglesias, así seculares como regulares, no haya maitines ni concurrencias nocturnas a puerta abierta, ni en las iglesias ni en sus cementerios, que no se iluminen las torres, que dados los toques de la oración, no se repique ni a mano, ni a vuelta de esquila, excepto el caso de un incendio, que en las calles próximas a las iglesias donde se celebra la función no se ilumine ni pongan faroles, linternas y que todo lo que había de haber de fuegos artificiales, como son árboles o castillos, se quemen de día acabada la función. Exceptuándose de esta regla la Iglesia Catedral, pues en todas las festividades en que ha sido costumbre tenga maitines a puerta abierta, los tendrá, repicará, repecto a que tiene los competentes mozos o criados para que lo ejecuten y no permite en sus torres muchachos ni holgazanes, exceptúase también la iluminación que el día once y doce de diciembre de cada año se hace en honor de María Virgen de Guadalupe, en que se ilumina toda la ciudad, exceptuánse los fuegos de las bulas y todas aquellas iluminaciones que se celebran por la exaltación de nuestros soberanos al trono, por los matrimonios y partos de los reyes, reinas y príncipes de España, y últimamente todos aquellos casos en que el gobierno, por justos motivos, lo mande por bando, y últimamente suplico a V.M. que con arreglo a las circunstancias del país, mande al señor virrey imponga las penas convenientes así a los nobles como a los plebeyos.